Le titre de votre CD est « La déroute ». Une explication ?

Excellente question. On a choisi cela parce qu’il sautait aux yeux. Il semblait être un trait d’union entre toutes les chansons, surtout entre ce que nous avons vécu pendant 2 ans et l’album. Ce titre- là est la synthèse de 4 années de vie, de 4 années de tournée entre nous qui ont été à fois merveilleuses et à la fois très étranges. La déroute c’est aussi dévié du chemin qu’on faisait depuis des années pour se remettre en question et de faire de nouvelles choses.

Vous avez des textes assez originaux. Où puisez-vous toutes ces idées ?

Nous avons un corpus de textes depuis des années, nous travaillons dans notre coin. Il est important que le chanteur puisse se raccrocher à une histoire. Si le texte est universel, c’est gagné.

Comment vous être vous rencontré ?

Le groupe est né de la frustration de plusieurs musiciens de voir leurs projets s’éteindre. Il est venu de besoin de créer, de composer, d’écrire. Cela partait dans tous les sens. C’est ça notre richesse. Le bassiste vient d’un groupe de métal, un autre du folk français, Cédric et Mathieu était plus dans le rock. Martin qui nous a rejoints en cours de route plus tard venait du conservatoire.

J’ai pu lire que le monde du cinéma vous attirait. Pourquoi ?

On choisit toujours une image pour nos pochettes d’album et l’idée de faire de la musique de film, cela nous tente bien sûr parce qu’on a déjà travaillé avec des réalisateurs, des cinéastes. L’image raconte énormément de choses. Tout ce qui peut nous faire sortir de notre quotidien entre nous est intéressant et excitant. Cela vient titiller des choses nouvelles.

Êtes-vous des défenseurs de la langue française ?

On n’est pas du tout des religieux de la chanson française. C’est spontané. Ce n’est pas un acte politique de faire de la chanson française. Nous ne voyons pas pourquoi écrire en anglais alors que nous avons été bercés de littérature française. La chanson française s’exporte très bien notamment dans des pays non francophones. Il y a un double langage : le langage du  texte et le langage de la musique qui accompagne le texte. Ce langage-là est accessible à tout le monde. On a joué dans des endroits où les gens ne parlent pas du tout français, ce n’est pas pour ça que les gens n’apprécient pas.