Vous avez des textes assez poétiques. Qu’est-ce que vous voulez faire passer dans vos chansons ? Une émotion, une sensation, un ressenti ?

C’est un peu tout cela à la fois. J’écris beaucoup en racontant des histoires, en utilisant des métaphores, des images, car c’est pour moi le meilleur moyen de faire passer un message d’une manière un peu déguisé.

Quand on lit ce que vous écrivez, en dehors de vos chansons, on a l’impression que vous êtes un peu un rêveur !

Il y a du vrai dans le sens où je me considère comme quelqu’un à la fois d’assez réaliste parfois un peu fataliste, mais en même temps assez rêveur qui laisse de la place pour de la fantaisie. Pour moi les 2 vont ensemble. Souvent je parle de thèmes sérieux sur un ton léger dans mes chansons.

Plusieurs de vos chansons qui réfèrent au voyage. Est-ce que votre origine, votre double nationalité ruandaise et belge, qui vous a influencé vers cette idéologie du voyage ?

Oui, ma double culture est faite que j’ai grandi dans un pays qui n’est pas mon pays d’origine. Je suis en Belgique à la fois complètement chez moi et pas du tout dans le sens où c’est ici que sont mes repères. Quand je vais au Ruanda, ce n’est pas du tout chez moi, je ne connais pas le pays.

La chanson qui vous a propulsé au-devant de la scène Espagnola, sur votre album, est-ce que c’est votre préférée ? Si non, qu’elle est votre préférée ?

Ce n’est pas ma préférée, mais pour un premier single, c’est celle qui collait le plus, c’est une chanson qui est sortie juste avant l’été et je voulais une chanson qui soit un peu estivale. La chanson, c’est aussi parler de la vie dans la rue, de ton premier amour, de ta première rupture, tu abordes des sujets que tout le monde peut vivre, les gens vont se retrouver dans tes chansons.

Qu’est-ce que vous auriez changé dans votre album : des paroles, des accords ?

Oui, des arrangements surtout. Un album, c’est un peu comme une photographie de ta chanson à un moment donné. Les chansons évoluent tout le temps, l’album est figé.