Après le concert rock, la musique classique, la chanson française et les tubes kitsch de Noel, changement de cap pour ce nouvel article et direction les baffles suintantes et les platines d’acier : tympans sensibles s’abstenir !

Alors que certaines langues se plaisaient à dire que la cité ardente était morte d’avoir trop brûlé, v’là tî pas que tel en phœnix renaissant de ses cendres, Liège et ses folles nuits refont trembler les reliques de Saint Lambert et n’a rien à envier (ou presque) aux soirées électro bruxelloises. Je ne vous parle pas uniquement des Transardentes qui avec son affiche psychédélique (Pendulum, Disclosure, Wankelmut …) a vendu du rêve aux quelques 12 000 festivaliers nocturnes il y a quelques semaines.
Si vous en avez marre de devoir danser en soirée sur Gangnam Style ou d’entendre toutes les heures la douce voix de la très chaste Rihanna, alors cet article est fait pour vous ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Liège regorge d’endroits bons pour la santé morale de vos oreilles. Premièrement, la péniche Inside Out vous propose depuis toujours des soirées aussi nombreuses que variées (Dubstep, Hip-hop, pop rock, métal,…). Ensuite, beaucoup plus grand mais tout aussi culte, la Caserne Fonck est sans hésiter l’une des plus belles salles de concert de Liège pour la musique électro. Avec une capacité pouvant atteindre les 1500 personnes, des artistes tels Cassius, Die Antwoord, Breakbot, The Subs et beaucoup d’autres encore en ont déjà fait vibrer les quatre murs.

Outre le Fiacre, le Palais des Congrès et certains bons cafés du Carré, un autre temple de la musique robotique a vu le jour récemment : Le Cadran . Inauguré à la date symbolique du 12 décembre 2012 à 12h12, il propose trois espaces (Le Cadran, La Rotonde Louise, Le Studio 22) et s’étend sur 2700 m2 sous terre, entre la gare de Liège-Palais et la rue Saint-Hubert. Ce nouveau sanctuaire liégeois y accueille par exemple les soirées MinimHouse (« Quality House » par excellence) et permet à des artistes aussi bien belges qu’internationaux de mixer et présenter leurs morceaux. Dernier gros nom qui s’est produit récemment : John Roberts, jeune DJ américain au destin prometteur. Mais ce n’est pas tout ! Toujours dans la même veine, le studio 22 accueille aussi le collectif liégeois organisateur des soirées « Folie Douce » qui revient s’installer chez nous après plusieurs mois d’absence. Vous l’aurez compris, le Cadran, c’est « the place to be ». Sinon, vous avez toujours les bonnes vielles soirées Forma. T ou les soy como soy dont l’équipe, s’inspirant des dernières soirées tendances berlinoises, propose aux amoureux de la House du nectar pour les oreilles et ce pour seulement quelques euros au premier étage de l’Aquarelle.

Plus d’excuses maintenant, vous savez où allez ! Qui a dit que Liège n’était plus dans le coup ?