Souvenez-vous, il y a quelques semaines, je vous avais parlé de cette toute nouvelle A.S.B.L. purement made in Liège qui se lançait cheveux au vent à la conquête de la scène musicale. Le 21 septembre dernier, à Visé, ils sont entrés dans l’arène en organisant leur premier concert qui est – comme l’explique Danny Germain, président – le début d’une longue liste.

Arborant fièrement leur t-shirt d’organisateur, le sourire aux lèvres un peu figé par le stress, l’affluence monte, le rideau tombe, ça y est, les huit potes se lancent à l’aventure ! Et pour une première fois, rien ne fut mis de côté. Premièrement, le choix de la ville, Visé : située au centre de plusieurs communes, il s’agit là d’un endroit stratégique pour attirer les foules, surtout quand on sait que chaque semaine, près de 5000 étudiants s’y rendent dans les trois écoles secondaires présentes. Deuxièmement, le choix de la salle (l’Alliance) : nichée au cœur de la ville, elle est particulièrement réputée pour la qualité de son rendu sonore. Troisièmement, les groupes à l’affiche : les Capsules, les Nordic Summer et les Kennedy’s Bridge sont tous de la région liégeoise. Ainsi le but de l’A.S.B.L. est clairement affiché, il s’agit de promulguer des groupes « de chez nous » qui méritent de monter. D’ailleurs, en parlant d’eux, une petite présentation s’impose.

Les Capsules (Bruno Libois, Martin Luthers, Virgile Steenebruggen et Pierre-Yves Guillaume) ont ouvert le bal – et bon sang, tout le monde sait à quel point c’est difficile. Du haut de leur 19 ans et malgré un public encore timide, ils n’ont pas à rougir de leur prestation. Tirant volontiers leurs influences des Stokes, des Drums ou des Artick Monkeys, leurs compositions et leurs reprises (à noter la très bonne « personal Jesus » des Depeche Mode) s’enchainement avec peps, dynamisme et fraicheur. Formés sur les bancs de l’école il y a de cela 3 ans, nous ne pouvons que leur souhaiter le meilleur pour les années à venir.

Les Nordic Summer (Julien Demeuse, Vincent Martin, Steve Fortemps et Simon Bebelman), que vous écouterez à l’Unifestival le 4 octobre prochain, ont continué la danse avec leurs morceaux endiablés et soutenus. La bande de potes formée il y a deux ans n’en est pas à ses débuts et pour preuve, ils ont fait dernièrement la première partie des Lucy Lucy et se sont déjà produits à la caserne Fonck dans le cadre du 48 FM Music Contest. Restez sur écoute, car prochainement sortira leur premier EP, Glow, mêlant la rusticité de la guitare et l’allégresse du synthé. À coup de mèche de cheveux rebelles et de chemise hawaïenne, ils ont réchauffé le public et déjà les premières groupies dansent et tendent les bras vers leurs héros. Mais celles-ci réserveront leurs cris stridents pour les derniers, mais non des moindres, les Kennedy’s Bridge. Dois-je vraiment vous les présenter après leur tabac aux Ardentes ? Si vous ne les connaissez toujours pas (c’est que vous vivez sur Mars alors), ruez-vous sur leur MySpace ou sur Youtube pour écouter leur vibrant Way to the mist. Des sonorités de pro., une complicité avec le public et sur scène, ils ont toutes les clés en main pour devenir grands parmi les Grands.

En conclusion, Mosa Live Events a relevé le défi et haut la main ! Il n’est pas facile en tant que jeune de se faire un nom dans le vaste monde de la musique et pourtant cette A.S.B.L. a toutes les chances de son côté pour briller et se faire une place au soleil. Souhaitons-leur bonne chance et réussite pour les années à venir et soyons fiers de nos contrées liégeoises, berceaux de nombreux talents cachés.