(8) Mutilations fÇminines gÇnitalesLes mutilations génitales féminines (MGF) violent plusieurs droits de l’homme, pourtant cette tradition cruelle touche plus de 200 millions de femmes dans le monde. Mais qu’est-ce qu’exactement cette coutume et qu’implique-t-elle ?

L’Organisation Mondiale de la Santé définit les MGF en « interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales ».

Il y a quatre types de MGF :

  • Le type 1 : L’ablation partielle ou totale du clitoris ou du capuchon du clitoris
  • Le type 2 : L’ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres
  • Le type 3 : Le rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris
  • Le type 4 : Les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales

(8) Mutilations féminines génitales

Le type de mutilation varie en fonction du pays et de l’appartenance ethnique de la victime, mais le deuxième cas est le plus pratiqué. Les pays où cette coutume perdure sont situés majoritairement en Afrique. Les plus touchés sont la Somalie et l’Égypte, où plus de 90 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des MGF.

Ces mutilations sont pour la plupart pratiquées sur des enfants de 5 à 12 ans, ne sachant pas ce qui va leur arriver. Elles sont souvent excisées sans anesthésie à la maison par des exciseuses traditionnelles munies d’une lame. Dans d’autres cas, du personnel médical s’en charge. Cette pratique remontant à la nuit des temps est souvent précédée par une cérémonie d’excision où les femmes adultes inculquent aux jeunes filles des principes qu’elles devront appliquer durant toute leur vie, comme la délicatesse ou la soumission à leur mari, …

De nombreuses excuses sont citées par les personnes défendant les MGF. La plus répandue reste la tradition. L’excision se pratique depuis des générations dans ces cultures, donc les filles se doivent de suivre la coutume. L’excision est aussi un moyen de s’assurer que la fille est vierge avant de se marier. C’est aussi une manière d’éviter que les femmes ne trompent leur mari, les MGF diminuant le désir sexuel. Ces raisons n’excusent pourtant pas cette procédure traumatisante. Empêcher la femme de prendre du plaisir est une manière de contrôler sa sexualité et de perpétuer la domination de l’homme sur la femme.

L’excision présente beaucoup de conséquences physiques mais aussi psychologiques. Suite aux conditions déplorables dans laquelle l’intervention est menée, il y a des risques d’attraper une infection ou le VIH, des pertes de sang en abondance peuvent mener au décès de la jeune fille. Beaucoup de femmes souffrent de stress post-traumatique, d’anxiété, ou de dépression.

Ces mutilations sont très dangereuses et n’apportent aucun bienfait aux femmes. Même si le chemin sera long, de nombreuses ONG telles que l’Afasco, l’Unicef ou Plan International Belgique se battent pour l’éradication de cette tradition.

Elina Edilsoultanova