Pshiiit un : la flammèche. Une dizaine d’étudiants, un kot, des bières et une bonne dose de motivation. Mélangez le tout et vous obtiendrez une rédaction étudiante du feu de dieu ! Ca parait simple à première vue. Réunis autour d’un même projet, les kapistes interviewent, analysent, recherchent, commentent et surtout écrivent pour le bonheur des néo-louvanistes, étudiants, enseignants et habitants confondus. Maintenant, pour entretenir la flamme, il ne faut pas que du génie. Trouver l’argent nécessaire aux impressions, regorger sans cesse d’idées brillantes, s’accorder avec les autres kapistes, tenir les délais… Une ombre plane sur le groupe, le kot à projet doit faire ses preuves, au risque de se voir annulé l’année suivante.

Pshiit deux : l’éclair. Avec une maigre subvention de l’UCL et une de l’Organe des kàp, la machine est en route. L’étincelle sort une fois par mois en trois mille cinq cents exemplaires. Une partie « focus », un sujet à développer sur un double niveau au milieu du journal, tel que le combat « Féministes vs. Machistes ». Une chouette idée contrastée par la mise page dans les deux sens.

Pshiit trois : la lueur. Enchainer à eux seuls la clôture des articles, la mise en page, la distribution et parfois, trouver par leurs propres moyens les fonds nécessaires à l’impression. Tout un rythme ! Chaque soir, il y a de L’Etincelle au menu. Mais à la fin du mois, quand la sauce a pris, il y a la tournée dans les autres kots et la fierté de présenter le dernier numéro.

Pshiit quatre : l’explosion. Une équipe qui vit autour d’un projet, je dirais même plus, d’un défi ! Et de taille. Des articles qui vont de l’actualité en Belgique à des infiltrations dans les soirées alentours, en passant par des billets d’humeur et, pour déclarer sa flamme, les Kiss and Study (une déclaration brève, anonyme, traditionnelle ou originale, le tout est de s’adresser à son « flash » du moment). En tout cas, ce journal nous laisse tout feu, tout flamme.