Pour de nombreuses personnes, l’Erasmus est synonyme de découverte, d’alcool, de soirées, mais surtout, de sexe ! Cinq mois après le début de cet Erasmus le P’Tit Torê a sollicité les témoignages de dizaines d’étudiants pour répondre à une grande question : Est-ce que tu baises ?

Commençons tout d’abord par un point de grande importance : l’Erasmus, c’est un monde nouveau. 

Selon la majorité de notre panel d’étudiants plus ou moins aventureux, la réalité est la suivante : être plongé dans un monde nouveau, ouvert, où tout semble possible, plonge les Erasmus dans des situations où les amitiés sont souvent très rapides et très fortes. Ce besoin humain de sociabilité pousse les gens, en raison du temps limité dans ce monde inconnu, à ouvrir les cercles d’amis. Les étudiants se répartissent alors entre ceux pour qui les découvertes seront sexuelles et nombreuses et ceux qui devront expérimenter la relation à distance, avec succès ou non.

Libération 

« Le fait d’être loin de la France, c’est aussi savoir que rien de ce qui se passe ici ne pourra me suivre là-bas, que je ne les reverrai pas et que je fais ce que je veux… ». Expériences nouvelles, multiplication des relations, rencontre des locaux : les possibilités sont souvent aussi diverses que les individus. Une constante cependant, les filles seraient plus aventureuses que les garçons. « Je n’avais jamais eu d’expérience homosexuelle avant. Mais ici, avec les rencontres et l’alcool, les barrières ont sautées et j’ai plus souvent couché avec des filles qu’avec des mecs. Je suis heureuse de l’avoir fait, mais je ne ferai pas la même chose chez moi ». Sortir des préjugés et se permettre plus de choses ? Pour Laura, c’est certain.

Souvent, c’est parce qu’ils sont « anonymes » dans leur pays d’accueil, que les Erasmus s’autorisent à explorer de nouvelles expériences. Ici, ils n’ont pas de passé, pas d’amis de longues dates qui pourraient les « juger »…

Selon Thomas en revanche, les lignes ne bougent pas beaucoup : « Je n’ai pas radicalement changé de comportement, j’ai eu plus de possibilité, mais je reste le même… ».

Contemplation 

Pour d’autres qui sont toujours attaché à quelqu’un « au pays », l’Erasmus peut être synonyme d’attente, d’envie refoulée et de frustration. Loin de cette image d’horreur, c’est aussi « l’occasion de se rendre compte à quel point on tient à la personne, même si c’est vrai que parfois en soirée ou quand on discute avec quelqu’un d’intéressant… ça fait chier ». Pour la plupart d’entre eux, la technologie se révèle salutaire : messages réguliers, photos sexy, appels vidéo… Tout est bon pour maintenir l’intérêt (et l’envie). Pour les couples plus fragiles, la tendance est à la pause, consentie ou non, tout en maintenant généralement des contacts réguliers et en laissant de côté les aventures nocturnes.

Erasmus : Je suis une aventure 

Il est certain que l’expérience tirée d’un Erasmus est aussi sexuelle, dans la découverte ou l’abstinence. C’est avant tout la rapidité des relations qui fait de l’Erasmus un lieu de nouveautés et de tentations. Mais ces histoires ne s’écrivent pas dans le temps, elles sont courtes, compactes, passionnelles, à vous de tester…

 Hugo Leroy