Deux ans de mobilisation(s) pour l’accessibilité des études ont accouché du décret relatif à la gratuité et à la démocratisation de l’enseignement supérieur du 19/07/2010, dit « décret Wendy ».

Ce décret prévoit le gel du minerval maximum (835€) jusqu’à 2015, l’abaissement du taux boursier intermédiaire de +/- 470€ à +/- 370€ et la gratuité pour les boursiers complets. De plus, tous ces boursiers ont le droit au remboursement des supports de cours obligatoires.

L’an dernière, pour la première année d’application, cette mesure « syllabus » était réservée aux seuls boursiers inscrits en 1ère bac.. La Communauté française n’ayant pas jugé utile d’accompagner la mesure de rallonges budgétaires, les Universités, Hautes écoles et Ecoles Supérieures d’Art ont rivalisé de discrétion pour aboutir à ce que, chez nous, 5% des bénéficiaires potentiels seulement réclament leur dû.

Pour 2011-2012, la norme devait s’appliquer à tous les étudiants bénéficiant d’une bourse.

Et puis… Et puis non. Simplement : non.

Finalement, que 5000 étudiants en master de toute la Communauté française ne bénéficient pas du remboursement, on s’en fout. Ils n’avaient qu’à devenir riches entre la 3ème bac. (ou l’année préparatoire) et maintenant. Zut, à la fin.

Le Parlement s’exprimant sur la question ce mercredi 5 octobre, nous avons mené une journée de votes symboliques dans différentes implantations de l’ULg, journée qui a réuni 1600 voix contre le retrait de ce droit, dont celle du 1er Vice-recteur.

Affaire à suivre.