Qui se cache derrière les employés nous interdisant de boire autre chose que de l’eau dans les bibliothèques sous peine d’un impitoyable châtiment ? Il semblerait qu’ils n’aient pas saisi l’importance du cocktail café/Red Bull en période de stress. Sont-ils humains ? Ont-ils une quelconque fonction mis à part celle de nous réprimander et de parler tout haut pendant notre étude intensive ? J’ai pu rencontrer Christelle Saive, bibliothécaire-documentaliste du 20-août pour nous éclairer.

 Une bibliothécaire, c’est grognon, ça lit tout le temps et c’est vieux. Les préjugés ont bon dos. En allant à la rencontre de Christelle Saive, je n’ai pas du tout eu cette impression. Employée à l’Université de Liège depuis 2006, cette bibliothécaire-documentaliste diplômée de l’ISIS (actuel Léon-Eli Troclet) partage son emploi du temps entre la Bibliothèque Générale de Philosophie et Lettres et la Bibliothèque de Philosophie et Communication.

Une journée typique d’une bibliothécaire-documentaliste ne se limite pas à répondre au téléphone et ranger les nombreux ouvrages. En plus de l’accueil des lecteurs, la fonction veut que l’employé s’occupe de la commande des ouvrages, de la réception, etc. Bref de toute la gestion de la bibliothèque. Comprenez donc bien que celle-ci ne peut subitement s’arrêter en période de bloque pour les beaux yeux des étudiants. Les boissons sont donc interdites de peur d’abimer les ouvrages, le téléphone sonne car la vie continue même si vous avez envie de vous pendre à chaque page tournée.

 Madame Saive ne s’ennuie-t-elle pas trop au milieu de tous ces bouquins ? Elle répond qu’elle aime son travail. De plus, elle a une légère préférence pour la Bibliothèque de Philosophie et Communication qui est grande et bien éclairée. Il est vraiment agréable d’y travailler. Comme quoi, tout le monde n’a pas horreur de travailler dans une bibliothèque à l’instar des étudiants. Avec le temps, tout s’arrange.

 

Maurine Piette