Bernard Rogister est professeur ordinaire à l’Uliège et donne cours de Biochimie et Physiologie en faculté de médecine.  D’abord proclamé « Docteur en Médecine, Chirurgie et Accouchements » en 1987, il acquière le titre En 2000, il crée son laboratoire « des troubles et thérapies du système nerveux ».  En outre, il exerce aujourd’hui  la neurologie à raison de 2 demi-journées par semaine.

Adolescent, il envisageait soit des études en éducation physique, étant ancien de nageur participant aux compétitions et aimant le sport, soit des études de vétérinaire. Cependant, 2 mois avant la fin de sa rhéto, il décide de s’inscrire en médecine se disant : « si ça ne marche pas, je verrai pour après ». « J’ai adoré mes cours. Une de mes chances, rajoute-t-il, c’est d’avoir fait le bon choix malgré moi. Ce n’était pas un choix très mature que j’ai fait à l’époque, je m’en souviens encore très très bien, mais il se fait que c’était le bon choix. Je n’ai pas gagné au Lotto dans ma vie, mais bien à ce Lotto-là » conclue-t-il en souriant.

Il ne se décrit pas comme quelqu’un de sorteur. Alors qu’il était étudiant, il explique qu’il ne sortait quasiment jamais dans le Carré, il préférait l’ambiance des soirées décontractées entre lui et ses amis/es. Quant au baptême : « je n’ai jamais fait mon baptême parce que je n’en voyais pas l’utilité ». Il était donc plutôt studieux durant ce que furent ses études de médecines, et puis de neurologie. Cependant, « un chose qui me plaisait bien » dit-il, « était le feu d’artifice du 14 juillet […] qui coïncidait très souvent avec la fin des examens. Nous étions avec mes amis/es sur le bord de la Meuse. Il faisait chaud, nous finissions nos examens… Je garde un souvenir ému de ces soirées ».

La structure des cours à son époque était radicalement différente : « La médecine à l’époque durait 7 ans, et pas 6 ans comme c’est le cas aujourd’hui. Les 5 premières années étaient constituées de cours théoriques, et les 2 dernières années de stages. Bien que les années étaient semestrialisées, les examens de janvier étaient dispensatoires. Il n’y avait que la session de juin qui comptait pour la réussite. D’autre part, la réussite était à 12, formellement, c’est-à-dire que chaque examen devait avoir été réussi avec 12, la moyenne étant indicative. Un échec à la session de juin amenait par ailleurs systématiquement à une seconde session où tous les examens devaient être représentés. Enfin, il faut savoir que toutes les cotes comptaient dans  ». Il continue en expliquant qu’il a fait son premier pas dans le monde de la recherche afin de s’assurer un place en spécialisation pour la suite de ses études. C’est aussi grâce à cette recherche qu’il a fait durant ses études qu’il a par la suite embrassé la carrière académique.

Durant la période d’examen, monsieur Rogister essayait d’avoir « la vie la plus dominicale possible ». Il lui fallait un rythme de vie réglé comme une horloge pour réussir et étudier. Étant plutôt lève-tôt, il commençait à étudier aux alentours de 6h et arrêtait vers 18h, pour aller dormir à 21h-21h30.

Monsieur Rogister regrette cependant que certains étudiants se plaignent parfois du système actuel. En effet, lorsqu’il fait la comparaison entre le système actuel et le système précédent, il reste sceptique quant au fait que le système actuel soit vraiment insurmontable.

Son message aux étudiants : « Il ne faut pas perdre l’objectif de vue. Si vous avez décidé de faire quelque chose, faites-le à fond ! ».

Thomas Ravanelli