Parler de la pluie et du beau temps, c’est bien un truc de vieux. Pourtant, au vu de mon fil d’actu Facebook dès qu’un poil de flocon de neige lèche le sol, ça doit être la mode quand même.

Chaque année en hiver, certains sont persuadés d’être les seuls à posséder une fenêtre. Leur mission à eux, c’est de revêtir la cape de Captain Obvious, et de signifier les moindres aléas du temps capricieux belge à qui veut l’entendre.  Vous les connaissez bien, ceux qui s’empressent d’écrire un pénible « Il neige ! », la queue frétillante et la langue visqueuse. Ceux-là mêmes qui, en été, hurlent à la canicule dès que le thermomètre s’en va titiller timidement la trentaine de degrés.

 

En Erasmus, ces rituels autour de la météo deviennent encore plus comiques. Il est dès lors possible de jouer à « Devine la nationalité des étudiants, d’après leurs tenues vestimentaires ». Par exemple, les Espagnols portent des cache-oreilles et des moufles alors qu’il fait un doux 15°C, tandis que le Belge se balade encore en T-shirt, l’air satisfait et épanoui. Normal.

 

Mais en pleine session d’examens, le jeu se corse : tout le monde revêt son plus moche training et reste chez soi. Alors, face à cette pile de syllabus qui s’amoncèle, et cette odeur douteuse qui s’installe, on se console comme on peut. Un statut rédigé honteusement, comme pour s’écrier au monde qu’on existe toujours, malgré cette malheureuse période de mort sociale : « Il neige encore, pffff LOL ». Vivement la fin.