Une envie de rouge après les cours ? C’est possible grâce au cercle d’œnologie de l’Uliège qui accueille débutants ou plus aguerris à en apprendre un peu plus sur les mystères du vin. Premier nez, deuxième nez, arôme, longueur, tanins…Tous ces termes vous seront familiers après un petit coup dans le nez en leur compagnie.  Rencontre avec Valentine Beguin, présidente du cercle, et Catherine Jarbinet, ancienne sommelière passionnée qui anime les séances. 

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Le cercle d’œnologie de l’ULiège est une nouvelle association qui a été créée en 2016. Pourquoi l’avoir créée et pourquoi vous-y êtes-vous impliquées 

Valentine Beguin : C’est Alexandre Hocq, étudiant de HEC, qui est à l’origine du projet. Il souhaitait faire découvrir l’œnologie aux étudiants d’une façon abordable et détendue. J’ai décidé de m’impliquer dans le cercle car j’adore le vin. Pour les organisateurs et moi-même, c’est une façon de découvrir des bouteilles inhabituelles et d’en apprendre un peu plus sur celles-ci. À la base, nous n’avions pas de connaissances très avancées en la matière ! On ne savait pas du tout comment déguster un vin en rentrant dans le cercle. L’association consiste donc aussi pour moi en une occasion de découvrir et de donner l’opportunité aux autres d’en faire de même.

Catherine Jarbinet : Quand le projet est né de créer un cercle étudiant pour partager autour du vin, j’ai tout de suite répondu présente ! J’ai été sommelière pendant de nombreuses années dans la restauration liégeoise gastronomique. Après une longue carrière, j’ai décidé de prendre un autre chemin et de donner des cours de dégustation pour partager ma passion, et notamment ici pour le cercle de l’ULiège. L’idée, c’est de démystifier le monde du vin et de donner des clés de dégustation pour que les novices puissent faire leurs expériences seuls dans un deuxième temps.

La team du Cercle d'oenologie

La team du Cercle d’oenologie (© Hanna Schevenels)

Comment se déroulent les séances ?

V.B. : Nous organisons six séances sur l’année. Elles sont organisées autour de différents thèmes. Les deux premières séances consistent à comprendre ce qu’est l’œnologie, à apprendre comment on déguste un vin, ainsi qu’à découvrir les types d’arômes qu’on peut y trouver. Les autres séances sont axées sur la découverte des vins par régions. Les sessions durent plus ou moins deux heures et il y a un petit bar à la fin pour ceux qui veulent continuer à goûter les vins qu’on leur a fait découvrir…

C.J. : Cette année j’ai donné des séances sur les vins de bordeaux, les vins bio et les champagnes par exemple. Mis à part les explications plus techniques, l’objectif de ces sessions est vraiment de donner des indications sur les pièges dans lesquels ne pas tomber lorsqu’on achète du vin. J’explique comment déguster une bouteille pour ce qu’elle est, sans être influencé par l’étiquette, afin de pouvoir vraiment reconnaitre si elle a un bon rapport qualité- prix. J’essaie de partager tous ces petits trucs et astuces pour que les gens puissent mieux déguster et mieux acheter. Mon but est qu’ils acquièrent une expérience plus riche et plus d’émotion à la dégustation. J’essaie de leur transmettre l’envie d’être toujours en quête de ce vin qui va donner la chair de poule, parce que c’est ça qu’on cherche ! 

On sert du vin rouge à un étudiant

© Hanna Schevenels

A qui les séances sont-elles destinées ?

V.B : Les cours sont ouverts à tous ! On essaie vraiment qu’ils soient accessibles aux débutant et qu’ils leur permettent de développer une bonne base sur le sujet. C’est aussi totalement possible de ne venir qu’à une séance de temps en temps, même si la plupart de nos membres prennent un abonnement.  Au niveau des participants, on trouve un peu de tout, des hommes et femmes de tous les âges, des étudiants, des alumni, etc. Les séances sont d’ailleurs aussi ouvertes aux personnes extérieures à l’université.

Verres de vin rouge

© Hanna Schevenels

Un conseil pour les débutants qui aimeraient se lancer dans l’œnologie ?

C.J. :  N’ayez pas peur de franchir le cap d’aller chez un caviste ! Souvent, les étudiant pensent que les vins en grande distribution sont les plus abordables niveau qualité-prix. Mais ce n’est souvent pas le cas. Si on se trouve sur une gamme un peu plus haute que 5 euros, de 7 à 10 euros par exemple, c’est clairement dans des magasins spécialisés qu’on trouvera le meilleur rapport qualité-prix. Les cavistes ne doivent pas négocier des immenses volumes et ils peuvent se permettre d’aller chercher des petites productions. C’est là qu’on aura le meilleur rapport qualité-prix. De plus, le samedi, ils ouvrent souvent des bouteilles pour faire des dégustations. Ça permet d’apprendre sur les vins qui nous plaisent et de partir à la découverte de ce qui nous fait vibrer. Et puis surtout, le caviste connait très bien ses vins et il pourra nous transmettre sa passion.

V.B. : Je conseillerais aux débutants de venir tester nos séances pour voir ce qu’on peut y découvrir et ce qu’ils pourraient en retirer. Je leur proposerais aussi surtout de venir passer un bon moment avec nous !

Propos recueillis par Hanna Schevenels