Chaque mardi soir, sur la RTBF, l’émission de variété musicale « The Voice » est devenue le rendez-vous télé incontournable de ces dernières semaines. Après leur sélection à l’aveugle par leurs futurs coachs, les talents se sont affrontés en duel vocal pour faire valoir leur prétention au titre de « The » Voice. Après ces deux premiers rounds, il est maintenant temps de passer aux lives : 24 talents répartis dans 4 équipes sont prêts à tout. L’émission est tournée dans les studios liégeois, l’occasion pour nous d’interviewer son animatrice : Maureen Louys. Elle s’est prêtée au jeu des questions-réponses pour votre journal estudiantin préféré.

° Avez-vous toujours eu envie de faire ce métier ?

J’ai toujours voulu travailler dans la communication. J’aimais le graphisme et l’écriture. J’ai trouvé l’accord parfait en réalisant mes études de publicité à l’IHECS à Bruxelles. À ma sortie, ma soeur (Barbara Louys), qui était déjà depuis un an à la RTBF, me proposa de travailler sur un projet d’émission jeune et dynamique qui s’appelait « Tu passes quand tu veux ». On a présenté notre idée et elle a été validée. Ce fut donc un peu par la force des choses, mais je ne le regretterai jamais. D’ailleurs, cette année je fête mes 10 ans à la RTBF !

° Quel genre d’étudiante étiez-vous ?
J’étais une étudiante plutôt cool qui aimait aménager ses journées. Pour être honnête, je travaillais quand il le fallait vraiment. J’allais aux cours obligatoires ou à ceux qui me plaisaient. Mais pour ceux que je détestais, je lisais les syllabi chez moi. Une fois en période de bloque, je donnais un grand coup d’accélérateur et j’arrivais à passer. Je pense que je ne suis pas la seule et que beaucoup d’étudiants se reconnaîtront dans cette description.

° Quelles sont les avantages et les inconvénients de ce métier?
Il me permet d’animer une grande variété d’émissions qui sont souvent très enrichissantes. J’apprends chaque fois de nouvelles choses. En dehors des répétitions ou de l’enregistrement, je suis très libre dans mes horaires. La seule obligation que j’ai, c’est de faire de l’audience. Le principal inconvénient est que l’on croit que je m’amuse tout le temps et que ce n’est pas un métier très sérieux. Je n’ai pas l’impression de travailler, car cela me plaît, mais ce n’est pas facile pour autant.

° Pour « The Voice », pensiez-vous à un tel engouement ?
Je savais qu’aux USA et en Hollande, le concept avait cartonné. Maintenant, un pays n’est pas l’autre. Les Belges aiment rire et sont en général de très bons spectateurs. Mais les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. Quand on m’a proposé de l’animer, j’ai tout de suite accepté. C’est le genre d’émission que j’ai toujours adoré. Le fait que le public suit le mouvement, je trouve ça chouette.

° Maintenant, on passe au Live, qu’est ce que cela change ?
Tout : les décors, la structure de l’émission et mon rôle d’animatrice. La grande nouveauté est que le public va pouvoir intervenir pour sauver 2 talents qu’il préfère. Deux équipes de 6 talents s’affrontent. Il ne restera que 4 talents par équipe dont un sera sauvé par son coach.

° Comment vous êtes-vous préparée à ces directs ?
J’ai d’abord visionné beaucoup de vidéos sur l’émission dans les autres pays pour voir comment l’animateur (trice) gérait. Ensuite j’ai fait beaucoup de répétitions et j’ai rencontré des stylistes, car l’image est très importante. Mon rôle est maintenant complètement différent, je vais intervenir beaucoup plus. J’ai un peu le trac pour cette première fois, mais j’espère que le public s’amusera autant que nous.

Notre jeune animatrice liégeoise est, elle aussi, prête à mettre tout le monde KO !