Quand vous êtes sur scène, c’est un ballet musical, vous enchaînez toute une série d’instruments, était-ce déjà comme ça dans vos débuts ?

Au fil de l’expérience, j’essaye d’autres choses. Mon répertoire est un peu plus varié comme c’est mon neuvième album. Ici, sur scène, la palette est plus large, c’est un peu plus rock, un peu plus folk, plus  dans le détail, je m’aventure un peu plus dans l’inconnu. J’adore les surprises.

Vous êtes très productif dans le sens où vous faites beaucoup de concert. Pourquoi avez-vous mis dix ans pour faire un nouvel album ?

Il fallait que je termine un cycle pour en recommencer un autre. Pour cela, il fallait que je revive des choses dans ma vie pour recommencer autre chose. Enchaîner le tout, je n’étais pas prêt à le faire. Ces dix années sont passées très vite. Le dernier album studio est sorti en 2002, j’ai tourné avec cet album, j’ai fait un album live en 2005, j’ai tourné avec cet album, on était déjà en 2007, j’ai tourné solo puis 6 spectacles jeunes publics, j’ai été plus de 1000 fois sur scène sur cette période de dix ans. C’est passé comme une flèche tellement je me suis amusé.

Ce titre : Wonderful. Pourquoi ?

C’est parti d’une blague. Au départ, j’avais envie de faire un bel album. On disait qu’il allait s’appeler « the wonderful album » pour rire puis j’ai gardé wonderful parce que secrètement je voulais que ce soit vraiment wonderful, je reviens avec un nouveau cycle à la hauteur de mes envies, des rêves que j’avais.

J’ai vu que vous aviez collaboré avec Didier Dessers qui avait travaillé avec Pierre Rapsat. Pourquoi ?

Je le connais depuis 20 ans. Je voulais travailler avec quelqu’un pour ce nouveau cycle qui n’était pas trop folk plutôt pop et il est un magicien du studio. Pour moi c’est très important que les gens aient très envie de travailler avec moi pour que quelque chose se passe.

Vos chansons, c’est une sensation, une émotion ou un vécu ?

Je veux faire passer des images, faire passer un instant, une émotion.