Une douce odeur de café moulu envahit doucement les alcôves de ce lieu mystérieux à deux pas de la cité administrative. Sur les différents murs de la vieille bâtisse, une exposition de photos côtoie les bannières et drapeaux ornés de l’équerre et du compas.

La cour des 3 coups (© Thomas Ravanelli)

La cour des 3 coups (© Thomas Ravanelli)

La cour du XIVe siècle fourmille de l’activité de ses occupants: la restauratrice y croise les couturiers tandis que le serveur s’affaire sur la terrasse. Au milieu de tous, Le Commandeur, Max, veille d’un œil fraternel sur ses employés et sur les milliers d’ouvrages. Depuis la rue, il est difficile de savoir ce qu’abrite cet énorme bâtiment, la vitrine ne dévoile que peu la teneur du lieu et seuls quelques curieux osent pousser la porte. À l’intérieur, on est rapidement accueilli par un hôte distingué -gilet sur chemise- qui vous expliquera volontiers quelques anecdotes sur la société discrète. 

Cour centrale des 3 coups (© Thomas Ravanelli)

Cour centrale des 3 coups (© Thomas Ravanelli)

En continuant votre découverte, vous comprendrez bien vite qu’outre la symbolique omniprésente, rien de franc-maçonnique ne vous surprendra au détour d’un couloir. Tandis que des « profanes » jettent des regards perplexes sur ce lieu unique, partagés entre la surprise et la curiosité, quelques « frères » se retrouvent autour d’un whisky pour refaire le monde, installés dans les fauteuils en cuir années 60 sur fond de jazz. Ici, aucun tabou : les conférences organisées abordent philosophie, politique et symbolique avec autant d’aisance, mais dans le respect des valeurs de tolérance et d’ouverture du Code Maçonnique. Laissez-vous emporter par le mystère et n’oubliez pas de frapper 3 fois avant d’entrer !

H. Leroy