L’île de Kalamaki. Une île grecque envoutante où les habitants se connaissent tous, où vit un petit garçon, Yannis, 11 ans (« le 11 était un chiffre affreux. Il le détestait. Un chiffre dur… méchant… […]. Divisible par 1 et 11 […]. Un chiffre horrible »).

Ses parents divorcés, sa mère, Maraki, en occupe seule la charge. Avec Eliott (Eliott c’est « le seul qui n’apporte jamais de désordre »). Pour Maraki, la vie s’écoule. Pour Yannis, il faut chaque jour « rétablir l’ordre du monde ». Comment ? « Il [a] pour cela une arme : les pliages ».

Mais voilà, le maire, Andréas, où cet homme qu’on devait appeler Papa, il veut construire un super complexe hotelier, le ‘Périclès Palace’, pour attirer les touristes. Mais ce qu’il ignore, c’est qu’il va créer encore plus de désordre…

Sur fond d’austérité grecque, Metin Arditi dépeint une réalité bouleversante. ‘L’enfant qui mesurait le monde’ est une main tendue vers la Grèce ‘après le crise’ et vers l’univers de Yannis, cet enfant qui voulait mesurer le monde.

Thomas Ravanelli