God Save The 90's

Dieu a été généreux dans les années 90. A un point tel que 15 ans plus tard on les fête encore. Vendredi 25 septembre, la Caserne Fonck accueillait les rejetons de cette décennie. Reportage.

Tendance depuis un an, les soirées pour les nostalgiques de Gameboy et Aqua se multiplient. A tort ou à raison, ces passéistes confirmés se déchaînent sur le dancefloor au son des Backstreet Boys alors que la veille encore, ils se déhanchaient sur du Major Lazer.

La 8e édition de ces soirées désormais mythiques, se déroulait non pas comme à son habitude au Cadran mais à la Caserne Fonck pour un plaisir « XXL ». 22h30, ces enfants de Britney Spears et David Charvet trépignent d’impatience devant les portes, à croire que Muse s’apprête à jouer dans la Caserne (ajouter des dates à l’improviste, ce n’est visiblement pas un problème pour eux).

Une fois à l’intérieur, la foule est accueillie par deux montages de chiques (étudiants français, seul un ami liégeois pourra vous expliquer), qui deux heures plus tard, auront déjà été évidées. Les dents collées les unes aux autres par quelques Dragibus, le participant n’a qu’à se retourner pour découvrir un château. Car dans les soirées GST90’s, on ne fait pas les choses à moitié : un château gonflable pour ceux qui, en plus d’être restés nostalgiques, sont toujours un peu des bambins depuis 15ans.

Toujours pour les grands enfants, deux rangées de jeux d’arcade d’époque. Traque de zombies, partie de tennis et combats à la Dragon Ball Z, tout y est. Qui n’a jamais rêvé de tuer des zombies en écoutant les Venga Boys ? Un rêve devenu donc réalité pour certains.

Après ce retour en enfance, le niveau est tel que le doute s’installe. Et si votre maquillage ou votre coiffure ne faisait pas assez 90’s ? Ca n’est pas un problème ! Coiffeur et maquilleur sont affrétés pour la soirée. Pour le brushing, ne comptez pas le garder toute la soirée parce qu’aux environs de 2h, quand Baby One More Time résonne, un canon à mousse s’installe sur le devant de la scène pour vous rafraichir un coup.

Un bref retour en arrière qui nous fait penser qu’il nous reste peut être encore quelques Hit Connection dans un coin du grenier.

Mélanie Delhalle