A pretty young woman looking at her contraceptive pills. Shallow depth of field, the focus is on the pills.

 

Geste machinal pour les unes, habitude en devenir pour d’autres, la prise de la pilule contraceptive n’est pas sans risque. Listés au sein d’une section de son obscure notice, ceux-ci sont présumés connus et rarement évoqués par les médecins. A tort ?

 

Bien sûr, on sait tous – devrait savoir ? – que la sobrement nommée « pilule » n’est pas à prendre à la légère. Risque de caillots sanguins, contre-indication avec la cigarette, migraines éventuelles, etc. Cette énumération fait l’objet d’une relativement bonne information. Ce qui est moins transparent, ce sont ces fameux « autres effets indésirables possibles », que les plus suspicieuses lisent avec précaution tandis que le reste laisse dormir au fond de la boîte. Dépression, modification de l’humeur, nervosité, diminution du désir sexuel, etc. Autant de symptômes avec lesquels il est possible de vivre sans trop savoir d’où ils viennent.

 

La pilule, emblème de la liberté sexuelle féminine, pourrait donc dans certains cas brider la libido. Nouveau paradoxe emblématique à placer dans le débat sur l’égalité des sexes, quand on constate que la pilule masculine, elle, n’est pas prête d’arriver sur le marché à cause de ses effets secondaires… du même ordre que son équivalent féminin.

 

Mais le véritable problème est la banalisation d’un contraceptif hormonal qui se retrouve entre les mains de jeunes femmes sans d’autre indication qu’un « évitez de fumer ». Peu proposé par les gynécologues, le stérilet en cuivre reste la seule contraception non-hormonale fiable.

 

Ludovic Minon

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