À l’occasion du bicentenaire, l’université renouvelle son image. Depuis le 25 septembre dernier, une fresque de Street Art égaie la façade du bâtiment de la place du XX août. Des dessins, dans le but de refléter une image plus actuelle de l’ULiège aux étudiants, et surtout aux habitants de la ville. Spray Can arts, La Cabane, Les débrouillards… Pour cette mission, l’université a fait appel à des collectifs et associations liégeoises de talent.

Le projet, initié par l’échevinat de la Ville a pour double objectif la décoration d’une place avec un passage régulier d’étudiants et habitants de la ville, mais aussi la protection des échafaudages qui seront prochainement installés afin de continuer le travail de rénovation de la façade de l’immeuble.

Marc Noirhomme, responsable du projet, a laissé carte-blanche au collectif liégeois Spray Can arts tout en imposant l’utilisation de la couleur de la faculté. Cependant, même avec une totale liberté, rien n’a été laissé au hasard. Un professeur de chimie a aussitôt corrigé une erreur d’équation sur la fresque des sciences.

Mais qu’en pensent les principaux concernés ? Parce que vos avis nous intéressent, le P’Tit Torê fait entendre votre voix:

André, étudiant en psychologie: « Je trouve la fresque un peu simpliste. Bien que le graph soit bien réalisé, l’idée derrière ne résume pas totalement la chose. La faculté de psycho ne se résume pas qu’à la psychologie ».           Image de Freud en vert           

Thibault, étudiant à HEC: « J’aime le style de la fresque mais elle représente plus une vision caricaturale du capitalisme financier de Wall Street que les futurs entrepreneurs de PME de HEC ».image cartoonesque et caricaturale d'un patron de banque avec un cigare

Marie, étudiante en droit : « Les couleurs sont celles de notre fac donc c’est dans la logique et le graphisme est joli même si ce n’est pas très recherché ».

Et celle de trois artistes ayant participé à la fresque:

J.BOY, graffeur HEC: « J’essaye de traiter les sujets avec dérision. Parfois aussi avec cynisme. Le côté humoristique que l’on retrouve dans la fresque me suit dans tout mon travail, qui s’inspire de la BD et d’une esthétique cartoon ».

SOKE, graffeur Vétérinaire, Gembloux, Psychologie: « Pour la fresque vétérinaire, je n’ai pas voulu tomber dans le cliché chien et chat. Pour gagner en prestance, j’ai opté pour deux animaux aquatiques qui donnent l’impression de “voler” autour de la typographie ».

RAI, graffeur Droit et Philo: « J’ai privilégié quelque chose de plus sobre. Plutôt dans les lettrages et pas vraiment dans le dessin, comme la majorité des autres fresques ».

Finalement, que l’on aime ou pas, la fresque a le mérite de ne pas laisser indifférent. Chaque faculté se retrouve représentée par ses couleurs respectives dans un style unique qui vaut le coup d’œil.

Victoria Koffi & Alexander Delaporte