COMACMembre du COMAC, depuis novembre, Julie est étudiante en langues et littératures germaniques et fait partie du « groupe de base » de Philo&Lettres. Convaincue de la justesse de sa mission et de ses combats, sexisme et racisme en tête, elle nous livre son expérience militante, partagée entre la défense des idéaux et le sentiment d’appartenir à une famille.

Raconte-nous ta rencontre avec le COMAC et comment tu es entrée dans ce mouvement universitaire affilié au PTB.

Je suis entrée en contact avec le COMAC lors de la COP1 pendant laquelle ils s’étaient rendus sur place. Je n’y suis pas allée mais j’ai pu garder un œil sur les actions qu’ils menaient. On s’est vu début d’année pour la campagne de la FEF contre la précarité étudiante. Chez moi, ma maman paye tout, seule, et je n’ai pas droit à la bourse donc cette cause m’a directement touchée. Après, j’ai suivi quelques réunions où tout s’est bien passé. C’est lors de ces réunions que je me suis rendue compte que les causes défendues par le COMAC me correspondaient : le sexisme, le racisme… Je me pose déjà plein de questions vis-à-vis du monde et donc je me suis lancée.

C’est aussi parce que c’est un mouvement où tu t’amuses bien ?

Oui exactement, pour moi le COMAC, c’est un peu une deuxième famille. On participe à des manifs, on s’amuse super bien à chaque fois. C’est aussi une opportunité, des rencontres… Le groupe est toujours à l’écoute. Puis en général, on a une bonne ambiance, ça devient des amis, puis, pour certains, une famille.

Quelle est, pour le moment, la cause qui toi te touche le plus ?

Tout m’intéresse, j’ai fait la manif contre le sexisme, pour le climat aussi… Pour moi, il n’y a pas une cause plus importante que les autres. Cela dit, la défense du climat, ça reste le plus logique.

Julie, étudiante en langues et littératures germaniques

Julie, étudiante en langues et littératures germaniques

COMAC est un des groupes politiques les plus visibles de l’Université, pourquoi ?

Je pense qu’on a plus de causes à défendre, ce qui nous donne plus de visibilité. On va beaucoup à la rencontre des étudiants pour leur demander leur avis. J’ai croisé quelques personnes de Ecolo J, mais c’est tout. On a surtout beaucoup de luttes qui sont d’actualité.

Pour toi, est-ce que le COMAC est communiste ?

On dit souvent qu’on est marxiste. Moi je n’ai pas de problème avec le fait qu’on dise que je suis communiste. On fait beaucoup de rapport avec Marx, mais c’est comme en philo quoi… On se base sur l’actualité et je crois que c’était aussi ce que Marx défendait. Ce qui est sûr c’est qu’on est de gauche et on n’a pas honte de le dire. Puis il ne faut pas oublier qu’on a aussi notre esprit critique. Les gens devraient relativiser. Quand on parle avec d’autres membres, on est dans un même état d’esprit, mais on ne va pas crier sur tous les toits qu’on est marxiste ou communiste. Le mouvement, en effet, est comme ça, mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose.

Ça ne te dérange pas l’affiliation PTB ?

J’ai ma carte du parti, je n’en ai pas honte. Quand je discute avec des gens du PTB, j’ai toujours trouvé qu’on avait les mêmes idées, qu’on se battait pour la même chose. Donc non, ça ne me dérange pas ! Mais pour moi, malgré l’image qu’on a auprès des gens, le plus important c’est ce qu’on fait et je crois que ce qu’on met en place maintenant, c’est quelque chose de bien.

Propos recueillis par Hugo Leroy