Logo étudiants de gauche actifsJérémiah D., membre convaincu des Etudiants de Gauche Actifs (EGA) depuis sa première année en Sciences Humaines à Liège nous livre son expérience entre études et engagement.

Comment as-tu rejoint le cercle EGA ?

Je viens de la campagne, où il ne se passe pas grand chose politiquement parlant. Je suis venu m’installer à Liège pour mes études et rapidement, je me suis rendu compte qu’il y avait des choses qui se passaient, des cercles qui gravitaient. Au début, je pensais que c’était juste pour la fête, mais j’ai ensuite pris compte de l’aspect politique. J’ai voulu m’engager. Un ami m’a guidé vers le cercle étudiant EGA.

As-tu toujours été de gauche ?

Je n’ai pas toujours été de gauche. J’ai un père indépendant, de droite. C’est en arrivant en ville et en commençant mes études que d’autres perspectives se sont offertes à moi.

Quand on veut s’engager à gauche en tant qu’étudiant, pourquoi EGA et pas COMAC ?

Selon moi, il faut révolutionner la société dans laquelle on vit et pas seulement apporter de petites modifications dans le système capitaliste comme à COMAC. C’est le côté révolutionnaire de EGA qui m’a séduit. Il faut, certes, augmenter les minima sociaux, les pensions. Mais il faut s’attaquer au cœur du problème si on veut que ça s’arrête. Notamment l’exploitation, les inégalités abyssales, etc. COMAC pense qu’on peut réformer par de petites mesures, nous on pense sur le long terme.

Jérémiah, étudiant en Sciences Humaines

Jérémiah, étudiant en Sciences Humaines

Que répondre à ceux qui vous désigne comme de « dangereux communistes » ?

On fait un travail politique concret. On organise des manifs et un maximum d’événements avec les étudiants. On est un petit cercle, il faut l’admettre. On a des capacités limitées. Mais on fait un maximum pour être présents aux manifestations, du moins celles qui ont un impact. Par exemple, les marches pour le climat. Ça a été une expérience incroyable, en tant que militant, ça a été totalement fou.

Les gens qui pensent cela sont souvent ceux qui se contentent de regarder et je les invite à venir discuter avec nous. J’étais de droite avant, je suis donc l’exemple même que le fait d’habiter dans une grande ville au passé socialiste peut nous faire voir les choses autrement. Cet héritage-là est important.

Comment allier vie étudiante et vie de parti ?

Début d’année j’étais vraiment claqué. Chaque semaine, tous les jeudis, en plus des stages. C’est compliqué de combiner vie de parti et vie étudiante. Ici on est en train de vivre quelque chose d’important pour notre jeunesse. Je donne ce que je peux quand je le peux. C’est un collectif. Si au début je n’en voyais pas trop l’intérêt, je me rends compte maintenant qu’individuellement c’est épuisant. Maintenant, on peut compter sur un camarade, on s’arrange pour toujours être représenté et présent. C’est tout l’intérêt.

Propos recueillis par Jade Haulet