25 milliards de dollars. C’est le montant complet de la campagne de publicité illégale menée par des cigarettiers en collaboration avec des influenceurs. D’après une enquête du New York Times, Marlboro ou encore Lucky Strike auraient « offert » aux influenceurs les plus en vue de mener campagne pour eux. Le principe : se mettre en scène, une cigarette ou un paquet en vue, et mentionner le hashtag « redish » ou « likeus ».

Au-delà du caractère illégal de cette campagne, elle va à l’encontre de nombreuses campagnes publiques américaines ou européennes visant à limiter ou supprimer le tabagisme chez les plus jeunes.

Influenceuse fumeuse

Influenceuse posant avec une cigarette

Les influenceurs touchant en priorité les millenials, les cigarettiers contournent donc les lois afin de maintenir leur mainmise sur ce public cible. Contacté par les journalistes et la Campaign for Tobacco Free Kids, Phillip Morris, leader mondial du lobby du tabac, a d’abord nié en bloc les accusations. Revenu récemment sur ses déclarations, le cigarettier rappelle que les influenceurs sont libres de leurs publications.

Les influenceurs n’ont généralement pas continué cette pratique largement décriée et ont publié des messages d’excuses à leur public (souvent amoindri). Alors que de nombreuses autres enquêtes sont actuellement en cours pour établir la culpabilité des diverses parties, des questions se posent sur les implications des lobbies dans le monde des leaders d’opinion.

H. Leroy