Arno Vandermeulen devant ses ruches en avril 2017

D’apiculteur à ses heures perdues, Arno Vandermeulen est récemment devenu étudiant-entrepreneur et a lancé son entreprise « La Flammoucherie ». Objectif : rentabiliser sa passion et diversifier sa production. Le tout en poursuivant ses études.

 

Des premières ruches au statut d’étudiant-entrepreneur

Le projet apicole d’Arno Vandermeulen est né il y a quelques années déjà. « Tout à côté de chez moi, il y a l’Institut Apicole de Charleroi. Je m’étais dit que le jour où j’aurai le temps, j’irai voir. Quand j’ai répété ma première année, j’ai eu un horaire assez allégé. Je me suis alors dit : “Pourquoi pas !” » Il y a deux ans, Arno lance ses premières ruches. Au printemps 2017, un de ses miels est classé comme miel d’excellence par le laboratoire néo-louvaniste CARI. « Je me suis alors dit qu’il fallait vraiment que j’agrandisse. Quand on fait un miel cinq étoiles sur cinq, c’est qu’il y a moyen de le vendre correctement. » Mais le cumul études-apiculture lui prend du temps, ce qui le mène à introduire un dossier pour acquérir le statut d’étudiant-entrepreneur en novembre dernier. « J’avais déjà un numéro de TVA pour pouvoir vendre mon miel, j’ai donc sauté la période d’incubation au Venture Lab. »

 

Arno Vandermeulen

 

Objectif diversification

La Flammoucherie a pour objectif de valoriser l’apiculture via une diversification des produits de la ruche. « Juste vendre du miel ne rapporte pas énormément », ajoute Arno. « La première étape sera une hydromellerie. Et tant qu’à faire, moi qui aime les trucs bizarres : je vais faire de l’hydromel aux fruits. » Les démarches administratives ne sont pas à prendre à la légère : normes alimentaires, feu vert de la commune, AFSCA, douanes, etc. « Juste en demande de permis, j’en ai pour cinq mois ». Mais cela ne décourage pas le jeune entrepreneur, qui envisage également de lancer une savonnerie. « Ce sera pour dans un an, deux ans, trois ans peut-être : on verra bien ! » Quant à savoir si ce projet sera son premier boulot à la sortie des études, « c’est la grande question ! », répond Arno. « Il faut voir comment le projet évolue. Mais évidemment ce serait chouette. »

 

Ludovic Minon