EDH

Depuis 5 ans, Cédric Lemaire, étudiant en droit, adhère et véhicule les valeurs du cercle des Etudiants Démocrates Humanistes (EDH) dont il est le Président. Il nous en dit plus sur ce cercle.

Peux-tu nous parler du Cercle EDH ?

C’est le cercle des Etudiants Démocrates Humanistes, qui a une implantation dans chacune des universités francophones belges. On se rassemble sur deux grands objectifs : d’une part, être un cercle étudiant dans lequel on s’amuse bien, donc on organise un week-end national, des drinks, etc. et d’autre part valoriser les idées de la démocratie humaniste via des conférences et des actions de terrain.

Quelles sont les valeurs qui font que tu as intégré ce cercle ?

J’ai intégré le cercle il y a cinq ans parce que j’y retrouvais mes valeurs et aujourd’hui, elles n’ont pas changé : ce sont la responsabilité et la solidarité. On mise beaucoup sur la capacité des individus à agir pour construire une société meilleure au travers de ces deux valeurs. On essaye de trouver des idées concrètes à soutenir, comme les récoltes de vivres, le ramassage des déchets, etc.

Êtes-vous directement rattaché au CDH ?

On est attaché aux Jeunes CDH, mais eux ne sont pas structurellement liés au CDH. Nous sommes une organisation de jeunesse indépendante avec deux liens avec les Jeunes CDH : on reçoit des subsides et on a des représentants dans les différentes instances. Souvent, les EDH ont également un représentant au niveau du bureau politique du CDH.

 

Cédric Lemaire, étudiant en droit et actuel président du cercle politique EDH

Cédric Lemaire, étudiant en droit et actuel président du cercle politique EDH

Les élections approchant, est-ce que vous constatez un intérêt des jeunes pour la politique 

C’est un peu l’inverse, les années d’élections sont plutôt des années creuses. On l’explique de deux manières : si les gens veulent se renseigner, ils ne se dirigent pas vers les cercles politiques et ceux qui veulent s’engager, le font dans la campagne des politiques. Les impacts des élections arrivent plus tard parce que les gens vont se dire « Ah c’était chouette on va s’investir ».

N’est-il pas difficile de lier le côté estudiantin et le côté sérieux de la politique ?

Les gens ont toujours un peu peur de la politique et du fait que l’on soit rattaché, en quelques sortes, au CDH. De plus, nous ne sommes pas liés à une faculté en particulier donc c’est plus compliqué de créer un sentiment d’appartenance fort. Mais, on parvient toujours à rendre la politique attrayante quand on organise des soirées dans le Carré avec les Jeunes CDH ou lorsqu’on planifie les réunions dans un café… Ça favorise une ambiance plus conviviale ! On cherche à créer un contact différent avec les gens et une manière d’appréhender différemment le monde de la politique. Si on ne se nourrit pas des gens de la société comment peut-on se nourrir intellectuellement ?

Quelle est l’importance des cercles politiques au sein de l’Université 

C’est important pas tant pour faire circuler les idées, mais pour permettre aux jeunes de se forger leurs propres idées de l’intérieur, de pouvoir aborder les choses dans un cadre moins formel. Ce qui leur permet de prendre conscience de ce qu’est une organisation politique sans devoir débarquer dans un parti avec une carte, des réunions, et devoir coller des affiches tous les matins. On a vraiment un rôle à jouer là-dedans.

Propos recueillis par Kiran Sinimalé