2.bSon diplôme d’HEC en droit-gestion en poche, Khalid Hamdaoui part travailler au Luxembourg pour acquérir de l’expérience. Aujourd’hui, il a entamé un second master en Faculté de Droit. Depuis sa première année à l’ULiège, il s’est investi au sein du cercle Ecolo J, dont il connait désormais toutes les facettes. En parallèle, Khalid est également membre du parti politique Ecolo, vers qui Ecolo J l’a amené au fur et à mesure de ses rencontres.

Pourquoi as-tu décidé de t’impliquer dans le cercle étudiant Ecolo J ?

Khalid Hamdaoui: À 17 ans, l’envie m’est venue de m’impliquer. Je voulais donner de mon temps pour une cause qui me définissait et j’étais assez ouvert. Par hasard, Ecolo J organisait un évènement dans une des salles de mon école secondaire. L’organisation m’a convaincu par deux de ses engagements : l’aspect “démocratie et transparence”, et l’aspect “long terme” qui manque souvent en politique. Ma rencontre avec Caroline Saal, chef de groupe au conseil communal, s’est également révélée déterminante dans mon choix. Quand je suis arrivé à l’université, le cercle universitaire Ecolo J n’était pas très actif. Caroline Saal m’a poussé à créer un véritable groupe campus à l’ULiège. Dès le début, des personnes très motivées ont voulu se lancer dans l’aventure et ça a tout de suite bien fonctionné. Depuis que j’ai décidé de m’investir, j’ai constamment été conforté dans l’idée que c’était le bon choix.

Quelles sont les valeurs principales d’Ecolo J ?

K.H.: Le respect des droits humains est une valeur primordiale pour nous. Droits des réfugiés, égalité homme-femme ou non-discrimination, autant de combats importants à nos yeux. Ensuite, nous mettons évidemment un point d’honneur sur le sujet “écologie et climat”. C’est une lutte qui doit se faire de toute urgence. Pour ce faire, il faut sortir de notre modèle productiviste qui n’a aucun sens. Il faut se tourner vers une économie locale, circulaire, qui rejette le moins de déchets possible.

Khalid Hamdaoui, Master 2 en faculté de Droit

Khalid Hamdaoui, Master 2 en faculté de Droit

Quelles activités organisez-vous ?

K.H.: Récemment, on a organisé une conférence sur les banques et la fiscalité, et une autre sur l’histoire coloniale. Les conférences, c’est notre manière de faire de la vulgarisation. On tente d’éveiller les jeunes aux sujets qui nous semblent importants. Le 1er mai, on organisera une activité plus festive en collaboration avec Ecolo J Liège sur la place Saint-Paul. On y tiendra un stand pour rencontrer des gens intéressés de manière un peu plus décontractée. Pour l’instant, on travaille aussi sur un projet de vente de bouteilles réutilisables pour les étudiants.

Comment le cercle fonctionne- t-il ?

K.H.: Au niveau du fonctionnement, on a une certaine indépendance. À Liège cette année, on a fait le choix de l’auto-gestion. Cela signifie que l’on procède à une tournante pour déterminer les rôles de chacun. Cela permet aux membres de devenir trésorier ou co-président tour à tour, et donc de prendre des initiatives dans le groupe. C’est un changement radical qui se révèle très efficace.

Quelle est l’ambiance au sein du cercle ?

K.H.: On est tous étudiants, donc forcément, l’ambiance est très décontractée. Il faut savoir être sérieux, mais pas non plus se prendre la tête. On essaie d’organiser des évènements assez festifs, comme des “drinks” par exemple. Puis on défend tous les mêmes causes, forcément, ça rapproche!

Propos recueillis par  Hanna Schevenels