Guillaume Eyen, 18 ans, étudiant à l’unif, pratique un sport insolite… la course d’orientation ! Le sport demande énergie et rigueur et il nous en parle aujourd’hui.

Tu pratiques un sport hors du commun. Peux-tu nous raconter comment et pourquoi tu t’es lancé là-dedans ?

Ça a commencé avec mes parents. Ils m’ont initié à ce sport quand j’étais tout petit. Ma maman faisait de l’athlétisme et un jour, on lui a proposé de participer aux Championnats du monde de course d’orientation. Elle m’a fait découvrir ce sport et j’ai bien accroché alors j’ai continué sur ma lancée.

Peux-tu nous décrire le déroulement d’une course d’orientation ?

Pour la course, on est équipé d’une carte et une boussole. Il y a des postes notés par des cercles rouges sur la carte. On doit passer obligatoirement par tous ces postes dans l’ordre et le faire le plus vite possible. Quand on arrive à un poste, un système électronique nous permet d’être certain qu’on est passé par là. Ce système nous chronomètre également. Si on oublie un poste, on est disqualifié.

boussole et carte pour se repérer lors de la course d'orientation

Matériel pour la course d’orientation – © Léa Bizzarri

Il y a des règles assez variables selon les épreuves. Il arrive qu’on ne puisse pas traverser certaines zones de travaux ou d’habitation mais tout ça est noté sur la carte. Nos cartes sont différentes des cartes traditionnelles, car elles sont très précises. Notre boussole est également plus rapide qu’une boussole traditionnelle. On prend un cap et on le suit grâce à la boussole pour trouver le poste et ainsi de suite.

Il existe trois types de distance en course d’orientation. Il y a les sprints qui se déroulent dans des lieux urbains et s’étalent sur 2 à 3 km. Puis on a aussi les moyennes distances qui se font principalement dans les bois avec une distance d’environ 6 km. Les longues distances peuvent se faire partout et démarrent à 8km. Il est possible de monter jusqu’à 100km pour certaines courses !

Fais-tu beaucoup de compétitions ?

Oui, je suis dans l’équipe belge de course d’orientation et on participe à des compétitions. L’année dernière, nous sommes allés au championnat d’Europe. On va dire qu’on était bien classés vu que le sport est peu connu en Belgique. Par contre, dans d’autres pays comme la Norvège, la course d’orientation est aussi connue que le foot donc ils ont plus de moyens et ils remportent donc plus souvent des compétitions.

As-tu des projets ? Comptes-tu continuer à pratiquer ce sport ?

Oui oui, je compte vraiment continuer, ce sport me passionne ! Il me permet de découvrir beaucoup de pays et de terrains différents. Chaque fois que je pars en vacances, c’est souvent pour aller faire des courses d’orientation !

Photo de Guillaume Eyen

© Léa Bizzarri

Et du coup, si on a envie de faire de la course d’orientation à Liège, on doit aller où ?

Il y a justement des cours de course d’orientation donné par le RCAE le mercredi à 18h30 au centre sportif du Sart Tilman. N’hésitez pas à venir essayer !

Virginie Havelange