Appel

Dans le cadre des élections étudiantes, Le P’Tit Torê a rencontré la liste Appel. Voici une interview de deux de ses représentants.

 

Qui êtes-vous et comment décrieriez-vous votre liste étudiante ?

Marjolaine : “Moi c’est Marjolaine, je suis en deuxième Commu’, option journalisme. Notre liste… Elle est complète et diversifiée, avec beaucoup de profils différents, elle compte presque autant de femmes que d’hommes, et des personnes venant de chaque faculté. Ils sont tous très motivés et enthousiastes. On compte par ailleurs aller beaucoup sur le terrain rencontrer les étudiants: c’est la ligne conductrice de la liste”.

Anass : “Je m’appelle Anass, je suis étudiant en 3ème BAC de Sciences Politiques. Notre liste a été conçue de telle sorte que les étudiants soient issus de plusieurs milieux et possédant des visions différentes. Nos étudiants se revendiquent généralement comme étant apolitique mais pas toujours. Ce qui est important c’est que notre liste s’est élaborée sur plusieurs critères: la parité homme-femme, la représentativité de plusieurs facultés, avoir des personnes de tous horizons et aussi avoir une dimension multiculturelle au sein de la liste”.

Comment représentez-vous les étudiants/étudiantes durant l’exercice de votre mandat ?

Marjolaine : “Je crois que la première réponse de l’interview permet déjà de répondre dans le sens où comme on représente tous les étudiants de la faculté, on a un pouvoir de représentativité qu’une autre liste qui n’aurait pas cet avantage. On conçoit la fonction de représentant étudiant comme quelqu’un qui va à la rencontre des étudiants pour connaître leur(s) revendication(s), leur(s) besoin(s), leur(s) envie(s) et simplement servir de porte-parole dans les instances représentatives et inversement nous retournerons vers les étudiants afin de leur faire savoir les informations, de créer un pont finalement”.

Anass : “Je rejoins Marjolaine sur le fait que la représentation c’est en fait être un intermédiaire entre les étudiants et l’université. On veut exécuter notre mandation de manière active et locale car on veut représenter la vraie vie étudiante et les étudiants qui ne sont pas forcément représentés. On veut exercer de manière effective notre pouvoir dans les instances représentatives où les étudiants sont présents”.

Marjolaine : “Je voudrais rajouter quelque chose. Il faut prendre en compte l’aspect “qu’est-ce que c’est la Fédé, pourquoi on est là et à quoi ça sert d’être élu. On pense vraiment que la Fédé et les représentant étudiants sont là pour défendre les étudiants. Et c’est un point d’honneur. Dans la problématique de l’externalisation des logements universitaires, on a des représentants étudiants qui logent dans ces bâtiments afin de pouvoir savoir comment défendre au mieux l’intérêt des étudiants”.

Pourriez-vous nous donner un exemple de chose qui était dans votre programme l’an passé et qui a été accompli cette année ?

Marjolaine : “Une de nos revendications de l’an passé c’était une meilleure accessibilité à l’enseignement et ça l’est toujours cette année ! C’est un travail de longue haleine qui passe par des actions concrètes et l’idée d’un refinancement de l’enseignement.
Du coup dans la lignée de cette revendication, on a participé avec Appel à la campagne de la FEF qui revendique la réduction du coût des études et le refinancement public de l’enseignement. Ils ont lancé une pétition qu’on a activement fait signer sur le campus, pétition qui demande la réduction du coût du minerval à 175 euros, le remboursement de tout le matériel utilisé dans le cadre d’un cours et le refinancement de l’enseignement supérieur. Parce qu’une année d’étude coûte entre 10.000 et 12.000 euros, de plus en plus d’étudiants sont en galère pour payer leurs études, leur loyer, leur matos, les demandes au CPAS explosent et de plus en plus d’étudiants doivent bosser. Pour Appel, les études sont un droit et surtout chaque étudiant doit avoir les mêmes droits et chances face aux études. Tout ça s’inscrit dans cette campagne de la FEF et c’est pourquoi on a tenu à y contribuer en allant sur le terrain à la rencontre des étudiants pour en discuter avec eux et leur faire signer la pétition ! C’est un sujet qui vit sur le campus !”.

Pouvez-vous nous présenter un point de votre programme ?

Marjolaine : “Notre programme est basé sur 3 grands thèmes qui sont: l’écologie, la lutte contre les discriminations et l’accessibilité à l’enseignement. Une des revendications qui nous tient à coeur qu’on veut amener sur la table en interne est la création d’une cellule pluridisciplinaire pour lutter contre les discriminations à l’université. Elle serait composée de toute personne en mesure d’aider,  d’accompagner et de soutenir les étudiants qui ont rencontré des discriminations, peu importe le type. On avait pensé notamment à des psychologues et des assistants sociaux et qui feraient un travail de conscientisation  et qui sensibiliseraient à ces discriminations”.

Propos recueillis par Thomas Ravanelli